L’homme touche à la génétique, inévitablement sous le contrôle des Dieux.
Nanaugmentation
Longtemps resté taboue, l’amélioration du code génétique par nanotechnologie est assumée et instrumentalisée par une société qui prône la perfection de l’être. Les machines nanogénéticiennes, sous la bénédiction d’Héra, limitent les risques de malformation dès le stade fœtal. Tout au long de sa croissance, et au fur et à mesure de son insertion dans la société, l’humain reçoit des modifications génétiques.
La plus courante vise à limiter les risques de maladies et d’intoxication en renforçant le système immunitaire… dans les faits, ce dernier fonctionnant à plein régime, a des besoins alimentaires beaucoup plus élevés. On mange donc beaucoup.
Le deuxième grand type de modification est l’adaptation à un milieu donné : arride et pauvre en oxygène, aquatique (où la greffe de branchie artificielle s’effectue par nanochirurgie et sans effet de rejet grâce à la manipulation génétique).
L’amélioration des performances est en accord avec l’idéal de perfection des achéens et presque tout le monde y a droit en général même si c’est parfois orienté : amélioration physiques pour le bas peuple, physiques et mentales pour les dirigeants. Tout ceci a lieu dans le cadre d’un rite sacré de présentation de l’enfant à la société. Essayer d’obtenir de meilleurs résultats reste tabou et bien-sûr certain ont essayé sans forcément beaucoup plus de résultats…
Nourriture
Le génie génétique, sous le haut patronage de Demeter, s’est d’abord préocupé de rendre les végétaux ou les animaux plus résistants aux vissicitudes bactériologique ou climatiques. Le résultat de cette recherche a été catastrophique. Aujourd’hui, l’élevage en milieu clos est répandu (surtout sur les planètes hostiles) et lorsqu’il est considéré comme trop couteux, il est remplacé par l’usage de nano-robots réutilisables contre les insectes ou les bactéries. Sur certaines planètes, en particulier les colonies souvent plus pauvres que leur métropole d’origine, une moins bonne hygiene alimentaire est parfois observée, seulement compensée par la constitution nanaugmentée de sa population.
Et sur les animaux ?
Sauve-t-on des espèces en voie de disparition en boostant leurs gênes / en les sauvegardant ?
Et y’a-t-il des fervents défenseurs du 100% bio ?
Toutes les nanaugmentations sont-elles autorisées / légales ?
Quelques sont les dérives «classiques» à part l’alimentation ? Retombées sur le psyché ?
Et sur les animaux ?
# Bien-sur, y’a pas de raison… les chimères ne sont que de la mythologie…
Sauve-t-on des espèces en voie de disparition en boostant leurs gênes / en les sauvegardant ?
# La très grande majorité des mondes a été Gaïaformée… donc les animaux ont été importés. La meilleure protection tient au sacré : quelques mondes sanctuaires sont dédiés aux Dieux et sont donc non modifiés, et encore…
Et y’a-t-il des fervents défenseurs du 100% bio ?
# Il faut des gens pour penser autrement… maintenant il y a une réalité simple : les gens nanomodifiés améliorent leurs chances de survie… que ce soit sur des mondes hostiles ou sur un champ de bataille.
Toutes les nanaugmentations sont-elles autorisées / légales ?
# Non mais en fait c’est surtout parce qu’elles sont risquées : des tares accompagnent souvent des bienfait constatés. Socialement, (c’est le mot-clé), un polis préfère prévenir que guérir…
Quelques sont les dérives «classiques» à part l’alimentation ? Retombées sur le psyché ?
# Dans certaines poleis, les populations en esclavage (Sparte notament) sont volontairement rendu dociles… le meilleur des mondes.
Le géine génétique n’a-t-il pas conduit à une meilleure assimilation des aliments et de là, à compenser les besoins grandissants des achéens ?
Oui, effectivement, c’est plus que probable.
Mais il ne faut pas renoncer aux banquets homèriques ;)