Nanos les petits robots

Nouvel aspect de l’univers de Quantiquité : la nano­tech­no­lo­gie. Omniprésente dans la société achéenne, elle repré­sente le sum­mum du contrôle de la matière.

Voici les appli­ca­tions les plus courantes :

  • Reconstruction géné­tique ou nanaug­men­ta­tion : l’homme ordi­naire est plus rapide, plus fort, plus intel­li­gent (cela se retrouve dans les règles sous la forme d’augmentation de carac­té­ris­tiques). Cette amé­lio­ra­tion est ritua­li­sée au sein de la société et sous le haut patron­nage de la déesse Hera.
  • Quasi-immunité aux mala­dies, bonne résis­tance aux toxines et réduc­tion des bles­sures est réduite mais biens-sur aussi : nano­toxines, nano­vi­rus et nano­poi­son, il n’y a pas de raison.
  • Nanocâblage cor­ti­cal : Recâblage du cer­veau pour y loger des pro­grammes ou logoi. Cette amé­lio­ra­tion per­met d’utiliser toutes les res­sources du cer­veau pour faire tour­ner des tâches à la lisière de la conscience : ana­lyse de don­nées, lecture/ecriture en mémoire tem­po­raire, contrôle psy­cho­so­ma­tique, consul­ta­tion de don­nées sto­ckées ou dis­tante avec une inter­face ad hoc, appli­ca­tion de sché­mas tac­tiques. C’est la trans­po­si­tion des «Programmes» d’Illium et sur­tout les «Mods» d’Isolation.
  • Ordinateurs quan­tiques : ces pro­ces­seurs sont capables d’effectuer plu­sieurs cal­culs simul­ta­né­ment en choi­sis­sant le «bon che­min». Autrement dit, pour un résul­tat sou­haité, elles n’effectuent pas «tous» les cal­culs. Parallèlement, les ordi­na­teurs clas­siques ont énor­mé­ment gagné en puis­sance grace à la minia­tu­ri­sa­tion extrême des com­po­sants. Note : il est de noto­riété publique que la limite phy­sique de per­fec­tion­ne­ment des ordi­na­teurs est atteinte…
  • Nanoréparations : un bloc d’1 cm3 de pâte de nano-robots peut en 15mn sou­der un tube de métal de 10 cm de dia­metre. La join­ture est par­faite. Un ter­mi­nal est relié à une fiche piquée dans le bloc et les ins­truc­tions sont lan­cées par le tech­ni­cien qui doit autant maî­tri­ser l’informatique, l’électronique que son domaine de pré­di­lec­tion. Les répa­ra­tions de bases sont confiées à un sys­tème expert. La nano-pâte de répa­ra­tion ayant besoin d’énergie, chaque nano-robot embarque une quan­tité limité d’énergie pour effec­tuer une tâche et retour­ner dans son réci­pient de sto­ckage. Pour des répa­ra­tions plus longues, une par­tie des nanos se connecte jusqu’à une source éner­gé­tique pour for­mer des canaux d’alimentation et arro­ser les nanos dédiés aux taches de répa­ra­tion pro­pre­ment dites. Certaines machines sont dotées d’un sys­tème d’autoréparation basé sur cette technologie.
  • Nanosculpture : elle per­met une maî­trise de la matière au niveau molé­cu­laire : dia­mant arti­fi­ciel pour la construc­tion, objets ultra solides (sans défaut) et par­fai­te­ment ergo­no­miques (sur mesure).
  • LiSol : abré­via­tion de Liquide-Solide dési­gnant une manière d’utiliser des maté­riaux com­po­sites capable de se ramol­lir pour chan­ger de forme et immé­dia­te­ment après se soli­di­fier. Ce type de maté­riaux est cou­ram­ment uti­lisé comme bou­clier ther­mique pour les navettes sub-orbitales, étan­chéi­fier les portes et cloi­sons d’engins pres­su­ri­sés et équi­per les sol­dats (bou­clier de hoplite et pisto-glaive à la Ulysse 31 mais avec du vrai métal).

De manière géné­rale, la par­faite concep­tion et l’informatisation des objets, abou­tissent à une extrême bana­li­sa­tion et dis­cre­tion de la tech­no­lo­gie. En outre :

  • Les com­mu­ta­teurs peuvent être vocaux ou mentaux
  • Les objets sont sou­vent poly­morphes (et mul­ti­fonc­tion), poly­chromes et sou­vent personnalisés

9 commentaires

  • Y’a plein de calem­bourgs de ce niveau dans ton jeu (nano les petits robots) ???
    C’est bien allé­chant ces posts sur Quantiquity :)

  • Les calem­bourgs viennent comme ça, pas sûr qu’ils res­te­ront dans la ver­sion finale… encore que.

    Ce qu’il faut pas faire pour que tu lises les notes de cadrages quand même ;)

  • Matthieu a écrit :

    Ces nano-robots peuvent-ils être pira­tés de manière à prendre le contrôle de leur hôte ? Sont-ils vul­né­rables aux impul­sions électro-magnétiques ?

  • On peut tout envi­sa­ger : ce que l’homme peut faire, l’homme peut défaire. Maintenant ce dan­ger a déjà été envi­sagé et un groupe de nano-robot tra­vaille en trans­mis­sion directe (en res­tant en contact)… Rien ne t’empèche aussi de bos­ser dans une cage de Faraday.

    La vul­né­ra­bi­lité EMP reste pos­sible (sinon c’est pas drôle)… cepen­dant le temps d’intervention de nano machine est limité dans le temps : elle font leur bou­lot et le résul­tat reste, même pour un cablâge cor­ti­cal ou une recom­po­si­tion géné­tique. On pour­rait aussi ima­gi­ner un sys­tème de coupe-circuit déclan­ché avant la vague EMP puis réac­tivé par l’émission d’une pro­téine don­née. Un bou­clier quan­tique cor­rec­te­ment para­mè­tré pour­rait même pro­tè­ger de cet effet là.

    Merci de ces ques­tions bien poin­tues, ça aide à avancer.

  • Les nano-robots ne nourrisent-ils de p’tits clous ?
    Ok, je sors.…

  • à peu près autant que les androïdes rêvent de mou­tons élec­triques. Ok je sors… a bein non, je suis chez moi.

  • Matthieu a écrit :

    Existe-t-il des contre-mesures contre les nano-robots ? On peut ima­gi­ner que ces nano-robots soient uti­li­sés contre la volonté de quelqu’un (injec­tion via une arme de mêlée ou un pro­jec­tile télé­com­mandé, sabo­tage, etc.). De quel type seraient ces contre-mesures ? Energétique ? D’autres nano-robots (ce qui pour­rait engen­drer des nano-batailles) ?

  • En per­ma­nence, des nano-machines sont prêtes à inter­ve­nir. En situa­tion de com­bat, elles sont par­ti­cu­liè­re­ment mobi­li­sées pour trans­por­ter plus d’oxygène, élimi­ner la fatigue, coa­gu­ler les hémor­ra­gies, etc.

    Des nano­dé­fenses qui réagissent à toute nano­ma­chine ne mon­trant pas «ADNement par­lant» patte blanche, oui je le vois bien comme ça.

    Maintenant une nano bataille doit mécha­ment per­tur­ber le fonc­tion­ne­ment du méta­bo­lisme… c’est déjà un effet en soi.

    L’univers est dyna­mique. Il faut res­ter ouvert et don­ner juste un état de l’art tem­po­raire. Donc, même dans mes réponses, je dois faire atten­tion à ne pas être trop catégorique.

  • Ange Gardien a écrit :

    J’aime aussi beau­coup le prin­cipe. Pas prise de gueule. On a atteint la limite maxi­male pos­sible en nano­tech­no­lo­gie. Tout est donc conce­vable et inté­gré au quo­ti­dien.
    Ca manque dans pas mal de jeux SF qui sonnent pas assez avan­cés sur le plan de la technologie.