Bouclier Quantique

C’est par cet élément essen­tiel que com­mence la pré­sen­ta­tion de l’univers de Quantiquité.

Un objet inanimé ou un être non doué de conscience est natu­rel­le­ment étalé. C’est à dire qu’il se trouve dans plu­sieurs états quan­tiques pos­sibles (posi­tion, direc­tion, vitesse, etc.) tra­duit en méca­nique quan­tique par une fonc­tion d’onde.

Tout obser­va­teur conscient crée d’une part un sys­tème quan­tique c’est à dire qu’il établit un lien entre lui et ce qu’il observe mais en plus fait, incons­cie­ment un choix entre tous les états quan­tiques pos­sibles : il réduit la fonc­tion d’onde en un résul­tat discret.

Dans cette défi­ni­tion de la conscience, les lec­teurs de Greg Egan auront reconnu le pos­tu­lat d’Isolation.

Les humains réduisent donc en per­ma­nence et détruisent un nombre infini de possibles.

C’est pré­ci­se­ment ce qu’empèche un champ-bouclier quan­tique activé : il per­met à son por­teur de res­ter étalé dans cer­taines limites. Dès lors, un objet inanimé le pren­nant pour cible étant inca­pable de choi­sir un état quan­tique par­ti­cu­lier pas­sera donc à tra­vers lui par effet tunnel.

Pour contour­ner cette pro­tec­tion, il faut une conscience, un obser­va­teur : soit par une attaque de mélée (le sys­tème cible, arme, atta­quant per­met à ce der­nier de réduire le paquet d’ondes et de trou­ver sa cible à tra­vers le bou­clier) soit à dis­tance mais avec un suivi du pro­jec­tile (caméra embarquée).

Physiquement, un bou­clier quan­tique actif drappe son por­teur d’un nuage de répliques floues de lui-même. On devine sa posi­tion ou même des détails ves­ti­men­taires simples (cou­leurs, formes) mais il est dif­fi­cile de dire pré­ci­sé­ment où se trouve son bras, sa tête ou sa jambe.

L’avènement de cette tech­no­lo­gie a donc mar­qué le retour en force du corps à corps et l’adaptation du com­bat à dis­tance. En effet les cadences de feu sont ralen­ties, le tireur devant suivre son pro­jec­tiles jusqu’à la cible.

Aussi puis­sant soit-il, un bou­clier a tou­te­fois quelques limites :

  • Une fois contrée, la pro­tec­tion de champ quan­tique ne sert plus à rien : elle n’atténue en rien les coups comme le ferait une pro­tec­tion clas­sique, même trans­per­cée. La tenue de hoplite inclue donc bou­clier, cui­rasse, casque, jam­bières, etc.
  • Il y a un rap­port de masse entre le sujet pro­tégé et la taille du pro­jec­tile contré. Newton reprend ses droits avec des objets mas­sifs (1m3 pour un humain adulte) qui, s’ils ne trans­percent pas le bou­clier, le per­cutent et pro­jettent son por­teur ce qui revient à peut pres au même en terme de dégâts… vive l’artillerie.

Le com­bat­tant n’est pas le seul sup­port pos­sible pour un bou­clier quan­tique. Engins (Chars) et vais­seaux spa­tiaux (Ouranefs) en sont équi­pés. Pour les atteindres, les pro­jec­tiles doivent impé­ra­ti­ve­ment être télé­gui­dés. On ne s’étonne plus guère alors de voir dis­per­sée sur les champs de bataille de la fumée et des leurres thermo-optiques…

6 commentaires

  • Je trouve ça sympa de décou­vrir un uni­vers par petits bouts via un blog moa :)
    Pas besoin d’ouvrir un gros pavé :)

  • Et donc cela te prive de lire les notes de cadrage ? ;)

  • ouais !
    Là, je surfe, je tombe des­sus par hasard, c’est à l’écran, du coup je le lis :)

  • Matthieu a écrit :

    Je ne suis pas sûr d’avoir com­pris : le pro­jec­tile tra­ver­sant le bou­clier ne choi­sit aucun état quan­tique ou bien en choisit-il un qui n’est pas celui du pos­ses­seur du bou­clier ? Auquel cas, il y a une très faible pro­ba­bi­lité d’être touché…

  • Un pro­jec­tile «neutre» ne peut faire le choix de tou­cher le por­teur du bou­clier. Le por­teur, incons­cie­ment fait le choix de ne pas être tou­ché. Le pro­jec­tile passe à tra­vers le champ en pre­nant des che­mins inof­fen­sifs pour le por­teur (on ne sait pas lequel, c’est un effet tunnel).

    Lorsqu’un adver­saire fait un lien conscient avec son arme (tenue en main ou sui­vie à dis­tance), il choisi un état où il touche. Il n’y a pas vrai­ment d’opposition de volonté entre l’agresseur et l’agressé : c’est incons­cient. Néanmoins on a peut-être là une piste pour un puis­sant pou­voir psy…

  • J’aime beau­coup l’idée de ces bou­cliers.
    Beaucoup, beau­coup.
    Je pense réuti­li­ser, tiens. Oh oui.